Devis de site internet : comment lire, comparer et éviter les mauvaises surprises

Mis à jour le , lecture 8 minutes

Vous avez reçu deux devis pour « un site vitrine » : l’un à 1 500 €, l’autre à 6 000 €. Aucun des deux prestataires n’est forcément malhonnête. Ils ne vous proposent simplement pas la même chose. Voici comment le voir en quelques minutes.

1 500 € ou 6 000 € : d’où vient l’écart

Presque toujours de cinq postes, rarement visibles dans l’intitulé du devis :

  1. Rédaction

    Devis bas : Vous fournissez les textes Devis plus élevé : Rédaction complète à partir d’un entretien

  2. Design

    Devis bas : Thème existant personnalisé Devis plus élevé : Maquette conçue pour votre activité

  3. Référencement

    Devis bas : Extension installée Devis plus élevé : Mots-clés, architecture, balisage, fiche Google

  4. Stratégie

    Devis bas : Absente Devis plus élevé : Pages, parcours et appels à l’action définis

  5. Après la livraison

    Devis bas : Rien ou non précisé Devis plus élevé : Formation, rapport, maintenance proposée

Plus l’écart est long sur une ligne, plus la différence de prix s’explique par du travail que vous ne ferez pas vous-même.

Aucune de ces approches n’est mauvaise en soi. Un thème bien choisi et des textes que vous rédigez vous-même peuvent suffire pour une activité peu concurrentielle. L’important est de savoir ce que vous achetez.

Les lignes qui doivent figurer sur un devis

  • Le nombre de pages, et leur nature.
  • Qui rédige les contenus, et combien de relectures sont prévues.
  • Les fonctionnalités précises : formulaire, réservation, paiement, langues.
  • Ce qui est fait pour le référencement, concrètement, pas seulement « optimisé SEO ».
  • Le délai et les étapes de validation.
  • La propriété : nom de domaine, accès administrateur, contenus.
  • Les coûts récurrents : hébergement, maintenance, licences, abonnements.
  • L’échéancier de paiement.

Les signaux d’alerte

  • Une garantie de première position sur Google. Personne ne peut la donner honnêtement.
  • Un site « offert » contre un abonnement de 36 ou 48 mois, avec un site qui ne vous appartient pas à la fin. Faites le calcul du coût total.
  • Un nom de domaine enregistré au nom du prestataire. Il doit être au vôtre.
  • « SEO inclus » sans aucun détail. Demandez ce que cela recouvre.
  • Aucune mention de ce qui se passe après la mise en ligne.

Comparer trois devis en dix minutes

Faites un tableau avec une ligne par poste de la liste ci-dessus et une colonne par devis. Cochez ce qui est inclus, notez ce qui est en option et son prix. Ajoutez ensuite les coûts récurrents sur trois ans. Dans la plupart des cas, l’écart de départ se réduit fortement, ou s’explique entièrement.

Notre grille est publique : vous pouvez l’utiliser comme référence pour comparer n’importe quel devis, y compris ceux de nos concurrents. Voir nos tarifs.

Les questions à poser avant de signer

  1. Qui sera mon interlocuteur pendant le projet ?
  2. Que se passe-t-il si je veux changer de prestataire dans deux ans ?
  3. Combien de temps de ma part le projet demande-t-il ?
  4. Comment mesurerez-vous que le site atteint son objectif ?
  5. Pouvez-vous me montrer un site comparable que vous avez réalisé, et me dire ce qu’il a produit ?

Un devis de site internet est-il gratuit ?

Dans la très grande majorité des cas, oui. Les ateliers de cadrage des projets complexes peuvent être facturés, car ils produisent un livrable utile même si vous ne donnez pas suite.

Faut-il toujours choisir le devis le moins cher ?

Seulement si les périmètres sont réellement identiques. Un devis bas qui n’inclut ni rédaction, ni référencement, ni formation peut coûter plus cher au final, en temps comme en opportunités perdues.